Aide au Cambodge : L’asso Help Kampuchea investit l’iBOAT

Jeudi 5 Mars, l'association caritative Help Kampuchea! investira l'iBOAT, le temps d'une soirée de concerts où se succèderont Mars Red Sky, Le A, Jil Is Lucky et Naya. Mais pour l'heure, nous avons posé quelques questions à Lucile Sorin, sa présidente, afin d'en savoir un peu plus sur la structure, ses missions et ses projets en cours.

Ce n’est pas la première fois que l’iBOAT accueille une soirée caritative. En octobre dernier, Keep A Breast invitait plusieurs artistes à bord afin de promouvoir son action dans le domaine de la sensibilisation face au cancer du sein. Mais, en ce premier jeudi de Mars, c’est une toute autre cause qui sera défendue sur notre cher bateau : celle des enfants cambodgiens en difficulté.

Help Kampuchea bandeau

Pour cette occasion, rendez-vous est donné dès 19h au Bassin à Flots, pour assister à quatre concerts que rien n’aurait pu en théorie réunir : la toute jeune Naya accompagnée de sa guitare, la formation bordelaise Le A, membre du collectif des Disques du Fennec, Jil Is Lucky en set acoustique et le groupe de stoner rock Mars Red Sky. Si tout ce petit monde a répondu présent, c’est qu’il doit y avoir des raisons, que Lucile Sorin a à coeur de partager.

Peux-tu nous présenter l’association en quelques mots ?

Help Kampuchea est une association Loi 1901, à but non lucratif, officiellement reconnue d’intérêt général depuis le 30 janvier 2013. Elle a pour objet l’aide aux enfants en difficulté au Cambodge, dans le respect de leurs droits.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussée à la créer ?

L’association est née de plusieurs rencontres et surtout d’un coup de foudre pour le Cambodge. Les trois fondatrices du projet (dont je fais partie) se sont rencontrées dans ce pays, au cours d’une mission humanitaire dans deux orphelinats différents, à Phnom Penh. Nous avons toutes les trois été bouleversées par la situation des enfants cambodgiens, dont les droits sont trop souvent bafoués !

Comment s’est organisée votre action, aux débuts de l’association ?

Nous avons, dans un premier temps, travaillé sur la mise en place d’un programme médical basé sur la vaccination, au sein d’un orphelinat, car nous étions pour deux d’entre nous, dans le domaine médical. Puis, suite à la fermeture de cet orphelinat, nous nous sommes engagées dans la réalisation d’un autre projet, d’une toute autre ampleur : la création d’un centre d’accueil pour les enfants défavorisés de la capitale.

Le but du centre « Kuma Kampuchea » (« maison du Cambodge« ) est de protéger et d’héberger ces enfants, jusqu’à ce qu’ils puissent réintégrer le foyer familial en toute sécurité. En cas d’impossibilité, ils peuvent vivre au sein du centre jusqu’à leur majorité. Ce centre offre une alimentation complète aux enfants, une éducation correcte en école publique, un accès aux soins médicaux et une prise en charge psychologique, car ces enfants ont subi de nombreux traumatismes.

Des projets en vue pour les prochains mois ?

En 2015, l’association projette de développer son aide au sein de la communauté rurale, pour permettre aux enfants de grandir au sein de leur famille, en toute sécurité, et aussi d’agrandir le centre Kuma Kampuchea pour accueillir d’autres enfants en difficulté.

Crédit photo : Help Kampuchea! (Facebook)
Crédit photo : Help Kampuchea! (Facebook)

Comment en êtes-vous arrivés à organiser une soirée caritative sur l’iBOAT ?

Le siège de l’association était auparavant à Toulouse, où nous avions organisé en 2012 et 2013 trois concerts à but caritatif. Suite à notre déménagement à Bordeaux, j’ai découvert l’iBOAT lors du concert d’un groupe cambodgien, The Cambodian Space Project, et j’ai adoré l’endroit. Le lieu est parfait pour l’organisation d’un concert caritatif. Nous avons rapidement rencontré l’équipe de l’iBOAT, qui a de suite accepté notre projet de soirée au profit de l’association et tout s’est fait très facilement. Nous avons ensuite contacté différents groupes bordelais. Les Mars Red Sky ont été particulièrement intéressés par notre projet et Jimmy (bassiste de Mars Red Sky et en charge du booking pour 3C, ndlr) a été d’une aide très précieuse pour l’organisation de la soirée, et notamment pour le recrutement des autres groupes !

Quel est l’objectif de la soirée pour l’association ?

Le but de cette soirée est avant tout de faire parler de l’association Help Kampuchea. Nous espérons que les gens passeront une excellente soirée, mais qu’également ils s’intéresseront plus aux problèmes des droits des enfants à l’autre bout du monde. Peu de gens réalisent à quel point les enfants sont exploités dans les pays en voie de développement et particulièrement au Cambodge. Nous aimerions que ces enfants ne tombent pas aux oubliettes…

Bien évidemment, nous comptons aussi sur cette soirée pour récolter des fonds pour le financement de notre centre d’accueil, le centre Kuma Kampuchea, à Phnom Penh, pour que les 29 enfants que nous hébergeons puissent continuer leur scolarité, pour qu’ils puissent manger à leur faim, qu’ils soient en bonne santé et qu’ils s’épanouissent.

 

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Tous à l’iBOAT Jeudi 5 Mars dès 19h. L’entrée est à 7€ en préventes, et les bénéfices seront reversés à l’association.

Au programme :
Mars Red Sky : le trio de Stoner Rock bordelais va prochainement écumer les salles de toute l’Europe, et c’est par l’iBOAT que leur tournée débutera.

 

Jil à la belle étoile : Jil Is Lucky, on l’avait dévouvert adepte des claviers sur son dernier album, mais il retournera aux sources avec un concert en acoustique, un domaine qu’il affectionne.

 

Le A : désormais sous l’égide du collectif bordelais des Disques du Fennec, Le A distille ses mélodies aériennes à la manière des filles de Warpaint, ou de leurs aînés des années 90.

 

Naya : pour les afficionados des télé crochets, vous avez pu l’apercevoir sur The Voice Kids. Du haut de ses 14 ans, elle s’amuse à reprendre ses chansons rock et folk favorites, de Beady Eye à Jake Bugg.

Site internet de l’association : www.help-kampuchea.org

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