Soyons sérieux, ce n’est qu’un jeu #4 / L’ultra-violence & Hatred

Jamais un jeu vidéo n’aura causé une si grande levée de boucliers pour son contenu. Son nom : Hatred.
Tout commence en octobre 2014, quand est annoncé par un trailer ce jeu qui, on peut le dire, a "quelques arguments de vente".

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Vous en avez entendu parler :

 

« My genocide crusade begins here. »

On y voit un grand homme blanc, aux long cheveux noirs et à la cape sombre, s’adonner à son funeste dessein : tuer en masse.

Exécutions sommaires, rafales d’AK-47 dans la foule, couteau planté dans le crâne, explosions meurtrières, tête en bouillie après un tir de fusil à pompe à bout portant. Le constat est sans équivoque : ce jeu est ultra-violent.

Les réactions se font rapidement nombreuses. Les articles et éditos s’enchainent, que ce soit dans la presse spécialisée ou généraliste. On parle même de « Genocide Simulator » pour ce jeu indépendant qui n’en demandait pas tant.

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Car en effet, ce jeu n’est pas du tout issu d’une grosse compagnie à succès mais d’un « Petit Poucet », un studio polonais complètement inconnu dans le monde vidéoludique : Destructive Creations. Pour son PDG et principal développeur de Hatred, Jarosław Zieliński, Hatred est une réaction « aux jeux à tendance esthétique, politiquement correct et comparés à de l’art ». Il veut rendre au jeu vidéo ce côté media rebelle qu’on lui a attribué à ses débuts.

Clivant, le jeu est retiré le 15 décembre de la plateforme Steam dont le programme Steam Greenlight permet aux jeux indés d’obtenir des soutiens et des financements. Il est cependant réintroduit quelques jours plus tard, avec les excuses de Gabe Newell, patron de Valve (qui gère Steam) et un des papas de Half-Life (ce qui n’est pas rien). Il remporte finalement sa campagne le 29 décembre 2014, grâce à un bon coup de pub.

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Au cours de son développement, des infos entachent encore davantage l’image du jeu : certains développeurs du studio soutiendraient des groupes islamophobes et xénophobes, dont la Polska Liga Obrony (Ligue de défense polonaise), un groupe d’extrême droite. 

Pire, le site FUCK NO VIDEO GAMES accuse le jeu d’être développé par des néonazis. Pour preuve, les likes de certains membres du studio sur des pages Facebook douteuses, ce que le PDG dément.

Deux autres trailers de gameplay, dont un intitulé « Human Shields » en référence aux forces de l’ordre, continuent pourtant à faire parler du jeu avant sa sortie.

Le 1er juin, le studio polonais arrive à ses fins et le jeu est publié. Banni d’office de certaines plateformes stratégiques comme le diffuseur Twitch ou l’autre grand site de vente avec Steam, GOG, il est même interdit de distribution dans certains pays comme l’Allemagne ou l’Australie.

À noter qu’Hatred est le deuxième jeu vidéo de l’histoire a être labellisé AO (pour « Adults Only ») pour sa violence par l’ESRB (Entertainment Software Rating Board), le système d’évaluation américain des jeux vidéo. Habituellement, seuls les jeux à caractère sexuel ont droit à l’étiquette.

Maintenant, jouons !

La question de la violence dans le jeu vidéo est liée à son histoire. Lorsque les premiers jeux violents font leur apparition, les associations et hommes politiques en font un de leurs boucs émissaires, au même titre que certains films ou dessins animés violents. Mais le jeu vidéo garde cependant quelque chose en plus : le joueur prend part à l’histoire.

Ainsi au cours des décennies, on a vu l’émergence de nombreuses polémiques, de croisades d’associations comme « Familles de France »d’éditos de journalistes « connaisseurs », d’études contradictoires et de fausses vérités.

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Coucou Fox News

Eric Harris et Dylan Klebold, les tueurs de Columbine, faisaient des niveaux sur Doom ? Celui de Dawson jouait à Postal ? Anders Breivik était un gros joueur de World of Warcraft ? Mohamed Merah avait une console ? Le raccourci peut-être facile. N’est-ce pas Claire Gallois et Laure Manaudou ?

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C’est vrai que la moustache… Ça fait tout.

Mortal Kombat et ses fatalities gores, les FPS qui apprendrait le maniement des armes, World of Warcraft rempli de cyber-criminels et l’éternel « satan » GTA : tous ces titres ont connu polémiques, interdictions et censures.
L’interdiction a ses raisons, qui vont de la sexualité (le mode Hot Coffee de GTA ou les scènes érotiques de Fahrenheit et Mass Effect par exemple), à des références au nazisme (dans Wolfenstein 3D bien sûr). Elles peuvent aussi être politiques : interdiction d’entrer sur le territoire chinois si votre jeu représente un Tibet indépendant ou une Chine envahie. Et en tête de gondole : l’ultra-violence.

La censure a de son côté toujours développé la créativité des censurés : on remplace du sang par du slime vert (Kingdom Heart) ou de la sueur (Mortal Kombat), des croix gammées par des croix simples (The Saboteur) ou par du vide (Wolfenstein 3D), des civils par des zombies (Carmageddon), des otaries par des Yétis (Ice Climbers) …

Certains studios s’amusent ainsi de cette censure, à l’image de The Stick of Truth (par les créateurs de South Park), où les scènes de sondes anales et d’avortement étaient censurés en Europe et en Australie. Elles ont étés remplacées par des panneaux ironiques, déplorant le côté inutile de ces censures. Le joueur n’est pas bête et ira voir la version non-censurée sur Youtube.

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Mais pourquoi toute cette violence bon dieu ?

Certains se sont déjà posé cette question comme Julien Chièze, rédacteur en chef de Gameblog dans un éditorial intitulé « Joueurs, n’en avez-vous pas marre de tuer ? » daté du 9 février 2015 ou encore William Audureau de Pixels, le blog numérique et jeu vidéo du Monde. Mais le mystère reste entier.

L’ultra-violence extrême est-elle justifiée dans un jeu vidéo et a-t-elle des conséquences ?
Intéressons nous donc au cas du sulfureux Hatred.

 

Le Jeu :

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Développé par Destructive Creations

Existe sur : PC
Note : 45/100 sur Metacritic

Prix : 16,66€ (classe) sur Steam

 

Synopsis :
« La haine remplit votre corps tout entier. Vous êtes malade et fatigué de l’existence d’une humanité inutile. La seule chose qui importe est votre arme et le pur Armageddon que vous voulez libérer.
Vous allez sortir pour une chasse et vous allez vider New York de tous les êtres humains avec sang-froid. Vous allez tirer, blesser, tuer, et vous mourrez . Il n’y a pas de règles, il n’y a pas de compassion, pas de pitié, cela ne sert à rien de revenir. Vous êtes le maître de la vie et de la mort maintenant, et vous avez le plein contrôle sur la vie de cette pourriture humaine sans valeur.
Vous aurez également à courir, vous aurez besoin de réfléchir, vous aurez besoin de vous cacher et contre-attaquer lorsque les forces de l’ordre vont venir vous abattre. Vous n’aurez pas de pitié pour eux, parce qu’ils osent se mettre en travers de votre chemin.
Seule la brutalité et la destruction peuvent purifier cette terre. Seule une tuerie peut vous faire mourir de manière spectaculaire et aller en enfer. »

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On incarne ici cet homme étrange qui s’apprête à sombrer dans une folie meurtrière comme jamais il n’y en a eu.

Après un début de tutoriel très classique, on entre rapidement dans le vif du sujet : une violence sans but. « Tuez votre otage junkie au couteau ». Euh comme ça ? Sans raison ? Le premier meurtre achève donc le tutoriel avant que notre « héros » sans nom (qui n’a pas d’importance selon lui) commence sa quête.

Autant vous dire, « The Crusader » (oui, c’est le nom que lui donnent les développeurs) est le portrait classique d’un sociopathe. Il déteste les humains, sa vie est remplie de haine et il veut une mort violente pour fin. Mais s’il doit mourir, autant qu’il amène le plus de monde avec lui. Il entame donc « une croisade génocide » pour combler son souhait. Il prépare son sac, emporte AK-K7, arme de poing et fusil à pompe et sort de chez lui, face à ses première victimes qui attendent tranquillement le bus.

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Vos premières victimes.

D’ores et déjà, parlons du côté subversif du jeu. Si le fait de tuer des civils est bien sur déconcertant, le principal trait choquant de Hatred repose sur les exécutions sommaires qui impressionnaient tant dans le trailer. Pourtant ces exécutions deviennent très vite redondantes bien qu’essentielles, car exécuter une de ses victimes à l’agonie est en vérité le seul moyen de se soigner.

Côté stratégie, les munitions ne sont pas illimitées. Pour continuer le jeu, mieux vaut donc tuer des gens armés. Vous l’aurez compris, plusieurs problèmes pour une solution : le meurtre (nous reviendrons dessus à la fin de l’article).

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« No mercy »

On contrôle donc le personnage vu du dessus, avec déplacements au clavier et visée à la souris. Le jeu, plutôt fluide, permet rapidement de contrôler le héros et de réagir promptement aux fusillades. Quelques bugs (notamment issu du level design) et une IA simpliste sont tout de même à noter.
Notre armement est composé de trois armes que l’on peut échanger au fur et à mesure des trouvailles. Généralement des mitrailleuses (AK-K7, Fusil Uzi, M16), des arme de poing (pistolets) et fusil à pompe. Mais on aura aussi « le plaisir » de tuer nos cibles avec des grenades, cocktails molotov et même un lance-flammes. On peut aussi emprunter des véhicules, allant de la simple voiture de police jusqu’au fourgon blindé du SWAT, tourelle comprise.

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Oui le lance-flammes ça calme.

Au bout de quelques dizaines de victimes, des voitures de police commencent à barrer la route. Et le travail se complique. Les policiers font tout pour vous arrêter et il faut vite éviter de se faire encercler car si l’IA est quelques fois capricieuse, les forces de l’ordre sont précises. Et sans exécution, aucun moyen de retrouver de la vie. Le jeu devient donc un poil tactique. Profiter de son environnement, économiser ses balles par des attaque au corps à corps, ou même tout juste amocher les policiers pour pouvoir les exécuter est de rigueur.

Après les policiers de base, la difficulté se corse avec l’arrivée du SWAT et des militaires, parfois aidés de civils qui peuvent également récupérer les armes sur les corps.

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Le genre d’objectifs que nous réserve Hatred.

S’il y a bien une quête principale qui se résume à aller d’un point A à un point B tout en tuant le plus de gens sur le chemin (des compteurs sont présents), le jeu bénéficie de quelques quêtes secondaires. Mais rassurez-vous, cela ne consiste pas à aller chercher la bouteille de lait de Madame Michel. Non, on reste dans le meurtre de masse mais avec des thématiques spéciales comme massacrer toute une famille lors de funérailles, tuer tous les clients d’un hôtel ou faire dérailler un train. Ces quêtes secondaires, en plus de rapporter de l’équipement et d’ajouter des morts au compteur, rapportent le plus souvent des « points de résurrection ».
Car oui, si au bout d’un moment les balles de vos ennemis auront raison de vous, leur répit sera de courte durée car il est possible de ressusciter, sans avoir besoin de rejouer tout le niveau.

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Regrouper tout le voisinage dans un lieu clos, ce n’était pas vraiment une très bonne idée.

Il faut bien reconnaitre la réussite graphique et l’ambiance du jeu qui participent grandement à son côté malsain, avec des décors destructibles et son filtre noir et blanc façon Sin City. Cependant, le jeu reste répétitif, voire lassant. Quelques heures pour faire le tour de New-York suffisent, en continuant d’avancer, tirer, tuer, exécuter, mourir, recommencer et… voilà, on a fini Hatred. 

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« Je n’aurai jamais cru que cela pouvait être aussi facile de massacrer tous mes voisins »
Ah okay.

D’accord, mais qu’est ce qu’on a appris ?

Le jeu, après quelques jours d’exploitation, s’est visiblement bien vendu. Sur Steam, la seule plateforme qui le distribue, il a même dépassé GTA V et The Witcher 3 le jour de sa sortie.

Côté critiques, les avis sont partagés. Certains parlent d’un jeu plutôt bon avec quelques bonnes idées, d’autres nonNéanmoins tout le monde s’accorde sur l’effet « pétard mouillé » de Hatred comme Polygon qui parle d’une « tempête ultra violente dans une théière ».

Tout ce ramdam autour d’Hatred était-il donc justifié ? Va-t-il créer des sociopathes ?

La réponse est non. Hatred reste un jeu. Moyen qui plus est. Sans véritable scénario ni but, il met juste en scène un homme condamné par sa folie avant même d’appuyer sur la gâchette. Et le message est plus ou moins clair. Le « héros » sait  qu’il va mourir sous les balles, du moment qu’il assouvira son envie de violence.

S’il est ultra-violent (on ne peut le nier), rien de particulièrement « nouveau ». Les exécutions ? On peut en voir dans Assassin’s Creed, Skyrim et d’autres jeux. Et on sera beaucoup plus choqués par les fatalities du nouveau Mortal Kombat. La « hype » autour de Hatred n’est donc que le résultat de son traitement par la presse et l’industrie du jeu vidéo et par leur volonté de le censurer.  

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Skyrim. Dans toute sa splendeur.

Cependant si le côté spectaculaire de Hatred n’impressionne pas, c’est la violence en elle-même, la personnalité du « héros » et les actes qui sont pointés du doigt. Et ici elle n’a pas vraiment de but ni d’excuse.

La particularité d’Hatred est que le jeu pousse l’ultra-violence à son paroxysme sans moyen de la contourner. Si l’on doit lui trouver un équivalent, ce sera Postal 2, qui fut décrié à son époque. Le jeu permettait lui aussi d’effectuer des tueries sans nom dans la ville de Paradise City. Mais contrairement à Hatred, Postal 2 permettait au joueur de finir le jeu sans aucun acte violent. Il titillait l’envie du joueur de faire de la place dans les files d’attente par exemple, sans obligation. Devenir un tueur était donc purement un choix du joueur.

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Idem pour des jeux comme GTA. Il est possible de réussir une mission en tuant seulement notre cible et personne d’autre. La violence n’est juste qu’un moyen d’arriver à ses fins. Et si le joueur choisit cette option, le jeu lui mettra des bâtons dans les roues, par l’intervention des forces de l’ordre.

Quand les « succès/trophées » les plus prisés des jeux next-gen sont ceux ou le joueur doit finir « sans tuer personne » ou « sans tirer aucune balle », Hatred affiche un tableau sans équivoque :

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Si la violence n’est pas obligatoire, elle est souvent « excusée » dans un jeu vidéo, présentée comme un moyen d’atteindre son objectif. Si vous tuez des tonnes et des tonnes de nazis, c’est pour gagner la guerre. Si vous exécutez des gardes dans Assassin’s Creed, c’est pour ne pas mettre en péril votre mission qui est au dessus de tout. Si des civils sont morts durant un bombardement, vous connaissez le dicton ? On ne peut faire d’omelettes sans casser d’oeufs. N’est-ce pas hypocrite ?

Hatred se passe ainsi d’excuses ou d’objectif. Il vous donne juste le moyen de « tuer en masse ». Son but est de foutre un bon coup dans la fourmilière pour choquer, faire réfléchir et vendre. Des scènes choquantes dans le JV, il en existe pourtant des tas : « no russian » de Call of Duty : Modern Warfare 2, Pyramid Head violant des cadavres dans Silent Hill, beaucoup de scènes de Manhunt ou encore la scène de torture de GTA V.

Est-ce que montrer une telle violence est sans conséquence ? Pour le moment, aucune étude n’a réellement su prouver que la violence d’un jeu vidéo avait une influence sur son sujet, même si cela est débattu régulièrement dans le monde de la recherche.

Néanmoins comme le révèle Le Monde, le message apporté par Hatred peut être interprété différemment selon les joueurs. Ainsi sur les forums du jeu, se côtoient curieux, amateur du genre, partisans d’extrême-droite, libertariens… Certains le voient donc comme un simple défouloir, d’autres lui prêtent sans doute des vertus différentes.

Le jeu vidéo comme toute œuvre de fiction doit être pris pour ce qu’il est : une fiction. Et la réalité reste malheureusement la meilleure source d’inspiration des boîtes de production.

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