Le film que l’on aurait aimé détester : « Qui vive »

Une chronique où l’on prend plaisir à détester les films que l’on a adorés…

QUI_VIVE

Qui Vive, c’est en quelque sorte la mission Rosetta des sorties ciné du moment : beaucoup de travail, de grands espoirs, et puis finalement, pas grand chose. Avec son film, nominé dans la programmation de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) à Cannes, Marianne Tardieu, la réalisatrice, n’a pas été à la hauteur des attentes.

D’abord, on se noie dans les clichés. Qui vive, c’est l’histoire d’un gars, Chérif, un peu paumé dans sa cité de Bretagne qu’il tente de fuir en voulant devenir infirmier. Comme c’est un mec de cité, il a, bien sûr, toujours échoué aux concours malgré ses quatre tentatives. Il n’a pas un rond et doit retourner vivre chez ses parents. Et pour participer aux dépenses de la famille, il travaille en tant qu’« agent de sécurité » (parce qu’on ne dit pas « vigile », c’est mal vu…) dans un grand magasin.

Au coeur du pathos

Bon, on se dit que la réalisatrice a déjà atteint le sommet du pathos, mais c’était sans compter sur son imagination florissante. Au moins, ça nous change de Xavier Dolan.

Et c’est peu dire. Le patron de Chérif est un type odieux qui le fait travailler d’arrache-pied. Comme si cela ne suffisait pas, il se fait harceler au travail par des jeunes, de sa cité, qui le poussent à bout. On vous avait prévenu, l’imagination de Tardieu est sans fond…

Et encore! Parce qu’on est gentils, on ne vous révèlera pas la suite de ses péripéties, mais autant vous prévenir, c’est coton. Franchement, ce mec attire la poisse.

Si le scénario n’a donc rien d’exceptionnel, les acteurs ne nous transcendent pas non plus. On retrouve un Reda Kated atone et une Adèle Exarchopoulos visiblement plus intéressée par les hommes que dans La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche.

Et pour toutes ces fausses raisons, on vous conseille d’aller voir ce film.