Bande annonce à la moulinette: L’institutrice

Le réalisateur Nadav Lapid, qui s’est essayé à la philosophie et à la littérature (roman Danse encore, éditions Actes Sud, 2010), qui a séjourné deux ans en France pour ses études, s’est finalement tourné vers le cinéma et mène une carrière de court-métragiste depuis 2004. En 2011, son premier long-métrage, Le Policier, remporte le prix du jury au Festival de Locarno. L’Institutrice, présenté en mai dernier à la Semaine de la critique à Cannes, s’inscrit comme une œuvre majeure du cinéma israélien, un des rares à allégoriser de manière aussi inspirée la question de l’identité juive et israélienne à travers la douceur de la poésie. L’Institutrice est remarquable, avec cette manière propre à Lapid de mélanger différentes manières de filmer – de nombreux plans-séquences très sophistiqués, souvent au ras du sol, à hauteur d’enfants, alternent avec une série de gros plans magnifiques. Usant parfois de plans subjectifs, Lapid cherche à capter les regards pour mieux les confronter.

LInstitutrice-affiche

 

La bande annonce décryptée:

 

Durée: 1 min 38

Nombre de plans: 33

Echelle de jouissance: 8/10

LA Punchline:   » Une pluie d’or tombe sur sa maison, Véritable soleil de Dieu  »

 

On a compris que:

Yoav, gueule d’ange vieux de 5 ans, est le Mozart de la poésie. Et son institutrice l’a bien compris. Eprise d’un attachement de moins en moins maitrisé, elle entraine Yoav à développer son talent pour imposer quelques grammes de poésie dans ce monde de brute. Elle tentera de faire prendre conscience au père de Yoav du génie de son fils. Mais à vrai dire, il n’en a cure. Pour accomplir sa mission, l’institutrice devra alors « endosser » le rôle de kidnappeur, mais à quel prix ?

 

Fiche technique:

Titre original: Haganenet

Réalisation : Nadav Lapid

Durée: 2h00

Genre: Drame

Origine: Israël

Sortie française: 10 septembre 2014