[ITW] SPAIK & CIX x Le M.U.R de Bordeaux

Après Hopare le mois dernier, c'est au tour des artistes mexicains Spaik et Cix de s'emparer du M.U.R de Bordeaux pour livrer une oeuvre éclatante de couleurs.

Después de Hopare el mes pasado, los dos artistas mexicanos Spaik y Cix se apoderan del M.U.R de Burdeos para entregar un trabajo brillante de color.

Artículo en francés y en español

Après une tournée européenne d’un mois en recouvrant les rues de Bruxelles et de Londres, Spaik et Cix ont posé leurs sprays et leurs pinceaux sur la place Jean-Paul Avisseau aux Chartons, mardi 27 octobre. Le M.U.R, tout de blanc revêtu après le passage d’Hopare le mois dernier, était prêt pour accueillir la première performance française des deux mexicains, venus ici pour « s’étendre et faire une quête de connaissances et d’opportunités ». Slapzine a suivi ces deux « chicos » pendant tout leur processus de création. Rencontre.

 

Pouvez-vous nous définir votre style et vos inspirations ? 

Spaik : Je puise mon inspiration dans les couleurs des costumes et des traditions pré-hispaniques. J’essaye de faire ressortir principalement ce que ces cultures là représentent pour l’Amérique. Voilà le principal moteur de mon art.

Cix : Mes parents viennent de Oaxaca, un endroit où l’art est haut en couleurs. Je vis à présent dans un coin de Mexico. Là, on parle encore le Náhuatl, la langue de nos racines, du Mexique pré-hispanique. Je puise donc mon inspiration dans toute cette culture. Mais aussi dans la culture populaire mexicaine actuelle. Je me base aussi sur l’étude de la science et du mysticisme… La création de la Terre, la cosmogonie… Je lis Einstein, Newton : pour moi ces scientifiques se posent de vraies questions sur l’origine de la Terre. J’essaye donc de l’appliquer à mon art en représentant la gravité et le temps par exemple.

Comment vous-êtes vous rencontrés et pourquoi avez-vous décidé de réaliser ce projet français ?

Spaik : Nous nous sommes rencontrés dans une exposition de graffiti au Mexique et depuis, on continue à se voir. Ça fait déjà huit ans que l’on peint ensemble.

Cix : Je pense que le succès de notre travail se mesure à la reconnaissance à l’international. Aux gens qui te suivent. Et tout ça se concrétise quand tu es invité dans un autre pays. C’est très beau puisque c’est la preuve de la qualité de ton travail. Dès que nous sommes arrivés à Paris, Pierre nous a appelé et proposé de venir à Bordeaux. Nous avons accepté tout de suite, car le projet avait l’air vraiment bien.

Spaik : Mon arrivée en France relevait du magique. J’y ai trouvé une culture totalement différente. Du jamais vu. Des villes avec un tel niveau de progrès, comme Paris et Bordeaux. Tout cela parait encore plus fantastique quand tu es dans un lieu dont tu ignores la langue. Pourtant, nous sommes fascinés par la langue française ! La France est un lieu historique en terme d’art. Et puis les gens ont été extrêmement accueillants, contrairement aux a priori que l’on a dans notre pays. C’est comme un choc, un coup inattendu d’une culture dont j’ignorais le côté fantastique. En réalité, voir cette culture nous a beaucoup touché. Je pense que je n’arrive toujours pas à l’assimiler.

Nous sommes en plein préparatif « del dia de muertos » au Mexique. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette fête traditionnelle ? 

Cix : Le jour des morts, c’est la fête que je préfère. Toutes les traditions et coutumes mexicaines y sont enracinées. On dit que durant cette célébration, les morts voyagent depuis l’au-delà. On leur octroie un permis de sortie pour voyager. D’abord, grands-parents et enfants arrivent le 31 octobre, puis, c’est au tour des adultes. Nous, les vivants, attendons donc nos familles en préparant des offrandes composées de choses qu’ils aimaient de leur vivant. Nous ornons le tout avec des fleurs et avec de belles couleurs : rose, violet, des couleurs mexicaines. Puis nous allumons des bougies pour illuminer leur chemin. On doit mettre de l’eau et du sel pour que les morts puissent reprendre des forces durant les jours de fête. Ensuite, on allume des feux de camp où morts et vivants cohabiteront. Au Mexique, on est très proche de la mort. Nous sommes un peuple qui n’en a pas peur et qui rit avec.

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D’où les calaveras que vous avez peint sur ce M.U.R ? 

Cix : Ahah, non. C’est une grande coïncidence d’être ici, pile pour cette date. Mais nous avons peint ces têtes dans le respect des traditions mexicaines : des « calaveras » certes, mais pleines de couleurs, de joie. Nous avons essayé d’apporter un peu de culture mexicaine à Bordeaux et de montrer que ce jour est une grande fête dans notre pays, pas comme partout dans le monde.

Spaik : On nous appelle souvent durant cette date pour faire des peintures, puisqu’on représente cette tradition. Ils doivent se dire : « Ces gars vont bien avec ce thème ». Mais on ne graffe pas ça systématiquement, fort heureusement.

Quelles techniques avez-vous utilisé pour peindre ce M.U.R ? 

Spaik : On utilise tout. Auparavant, il y a 15 ans, quand on a commencé à peindre, on utilisait seulement des aérosols. Aujourd’hui, nous nous sommes diversifiés : pinceaux, rouleaux, brosses et toujours des bombes. En fait, cela dépend de l’effet qu’on veut donner à notre oeuvre. On essaye de varier les outils pour ne pas stagner. Nous sommes allés dans des endroits où il n’y avait que de l’acrylique et pas d’aérosols. Ici, tout était disponible, donc nous avons tout utilisé.

Spaik, il paraît que tu n’aimes pas qu’on utilise le mot « artiste » pour te définir. Peux-tu nous expliquer pourquoi ? 

Spaik : Au Mexique, parfois, le mot artiste est mal utilisé. Par exemple, un présentateur de télé peut en être un. Pour moi, raconter des bêtises ou dire des choses pour amuser les gens n’a rien d’artistique. Je n’aime pas ce mot. C’est difficile de se présenter en tant qu’artiste chez nous. On te dit : « Pourquoi donc tu ne passes à la télé ? » Je sais qu’en Europe ou même aux Etats-Unis, ce mot est tout à fait flatteur, mais je n’y suis pas habitué.

Le graff mexicain a sa propre personnalité, comme on peut le voir sur ce M.U.R. Est-ce que vous avez ressenti un « style » européen en venant ici ? 

Cix : L’Europe est un autre monde. Ici, les graffeurs ont été marqués par la vieille école de la peinture. Nous, on importe l’expérience pré-hispanique du continent américain tout entier. C’est plus rustique. L’Europe a plus de tendances contemporaines. En Europe, j’ai vu pas mal de graff avec un style nord américain. Mais je n’ai pas envie de faire de généralités. Il y a aussi beaucoup d’autres styles complètement différents, pas comme en Amérique latine qui est plus recentrée sur sa propre culture.

En France, et en Europe plus généralement, le graff et le street-art explosent en ce moment. Certains artistes deviennent de vrais « stars » pendant que d’autres peinent à percer. Beaucoup d’argent est également brassé dans le monde de l’art urbain. Qu’en est-il au Mexique ?

Spaik : Au Mexique le mouvement est également très fort. Mais pas seulement dans notre pays, toute l’Amérique : des Etats-Unis jusqu’au Brésil. Mais sur le plan économique, ça ne va pas très bien. On voulait constater ça aussi en venant en Europe. Il y a certains artistes, très pauvres, qui peinent à vivre de leur art. Ils ont beau être très talentueux, ils n’y arrivent pas. À la limite, on peut atteindre la classe moyenne en tant que graffeur, mais c’est tout. On ne devient pas riche dans le mouvement du street-art.

Cix : En Europe, il y a Banksy quand même. Mais c’est vrai qu’il y en a toujours un seul qui s’en sort à ce point là. Un entre cent mille. Au Mexique, certains vivent bien grâce à leur art, mais ce ne sont pas pour autant des riches. Tout le monde ne peut pas vivre de sa musique, de sa peinture, ou de son cinéma…Il n’y a que celui qui tient bon, celui qui lutte, qui finit par réussir… à long terme. Sauf si tu es enfant d’artiste, ou de riche. Le tout, c’est de croire en soi et savoir ce que l’on veut. C’est de le voir comme un loisir, ou comme un mode de vie.

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Después de un recorrido europeo de un mes pasando por las calles de Bruselas y de Londres, Spaik y Cix llegaron, el 27 de octubre, con sus aerosoles y sus pinceles en la plaza Jean-Paul Avisseau en el barrio des los Chartrons en Burdeos. El muro « le M.U.R » , recubierto de blanco después de que el artista Hopare lo haya pintado el mes pasado, ya está listo para recibir la primera creación francesa del dúo mexicano, que vinó para « expandirse y hacer una búsqueda de conocimientos y oportunidades » . SLAPZINE siguió a estos dos chicos durante todo el proceso de creación. Entrevista.

¿ Como definirían su estilo y sus inspiraciones ?

Spaik : Me inspiro mucho en los colores de los trajes y de las tradiciones de las culturas prehispánicas. Trato de reflejar principalmente lo que esas culturas representan en latino América. Eso es lo que me inspira, es el principal motor de mi arte.

Cix : Mis padres vienen de Oaxaca, un lugar donde el arte es muy colorido. También vivo en un rincón de Mexico D.F donde todavía se habla el Náhuatl, es el idioma de nuestras raíces, del México prehispánico. Toda esta cultura me inspira al igual que la cultura popular mexicana. Pero me gusta « futurisar » las formas y los colores para darles un toque intemporal. Me apoyo también en los estudios de la ciencia, y del misticismo. Leo mucho las obras de los científicos como Newton, Einstein : para mi, esos científicos se ponen las verdaderas preguntas sobre el origen de la Tierra . Entonces, trato de aplicar todo esto representando la gravedad y el tiempo.

¿ Como se conocieron y porque decidieron hacer este proyecto en Francia ?

Spaik : Nos conocimos en una exposición de graffiti en Mexico, y de allí nos seguimos viendo en varias exposiciones. Hace unos ocho años que pintamos juntos .

Cix : Viajamos a Europa para expandirnos, para hacer una búsqueda de mas oportunidades y de mayor conocimiento. Creo que el éxito de nuestro trabajo se mide por su reconocimiento internacional y por la gente que nos sigue en las redes sociales. Y todo esto se materializa cuando nos invitan a otros países. Es muy lindo porque significa que tu trabajo es valorado y que tus esfuerzos fueron validados. Justo cuando llegamos a Paris, Pierre nos escribió y nos propuso ir a Bordeaux. Aceptamos su propuesta enseguida porque el proyecto nos gustó.

Spaik : Llegar a Francia fue algo muy mágico. Encontrarte con una cultura que nunca habías visto es fantástico ! Y aún más en ciudades con mucho progreso como Paris y Bordeaux. El hecho de estar en un lugar donde no hablas el mismo idioma es como un reto pero a la vez nos fascina el francés y quisiéramos hablarlo. Además Francia es un lugar histórico en término de arte, y cuando eres artista te llama mucho la atención su arquitectura, su gente. Ademas, todos han sido muy cálidos y muy amables con nosotros. Fue como un choque, un golpe inesperado de una cultura cuyo ignoraba que fuera tan fantástica, mas allá de lo que se lee en los libros o lo que se cuenta en las películas. Poder ver y tocar esta cultura de cerca es super impactante. Creo que todavía no puedo asimilarlo.

¿ Ya pronto será el Dia de los muertos en Mexico. Podrían hablarnos un poco más de esta fiesta ?

Cix : El Día de los muertos es la fiesta que espero más cada año, es la que mas me gusta. Son de estas fiestas que tienen todavía arraigadas muchas tradiciones y costumbres. Se supone que durante esta celebración, los muertos vienen del inframundo. Les dan permiso de viajar y ellos hacen el viaje desde el día 31 de octubre. Primero llegan los niños y los abuelos, y después llegan los adultos. La gente viva, espera a sus familiares preparando un altar donde se ponen frutas, pan, cigarros y todo lo que les gustaba durante su vida. También se ponen fotografías y se adornan las mesas con diferentes flores de colores muy intensos : violeta, rosa, colores mexicanos. Y les ponen veladoras para alumbrar su camino. En la ofrenda no debe hacer falta el agua y la sal, es algo básico, para que ellos recuperen toda la energía durante esta fiesta. Durante la noche, se hace una fogata donde conviven los muertos y los vivos. En México, somos muy allegados a la muerte, quizás somos el único pueblo que festeje así la muerte. Nos reímos de ella, la queremos y no le tenemos miedo.

 

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¿ Por esa razón decidieron pintar calaveras en el M.U.R de Bordeaux ?

Cix : Jaja, no. Solo fue una gran coincidencia que estuviéramos aquí durante esta fecha. Decidimos pintar calaveras con respeto a la tradición mexicana, es decir con muchos colores y alegría. Queríamos traer un poco de nuestra cultura mexicana a Bordeaux, y enseñar a la gente que este día es muy especial en nuestro país, y que no se festeja como en el resto del mundo.

Spaik : En esta fecha, es cuando más nos llama la gente para pintar. Tal vez sea por el estilo que tenemos, muy representativo de lo latino. La gente debe pensar « Ah! Estos chicos van con el día de muertos! ». Aunque no necesariamente pintamos este tipo de cosas, y no precisamente durante el dia de muertos.

¿ Cuales fueron sus técnicas de pintura en esta pared (el M.U.R) ?

Spaik : Cuando empezamos, hace unos 15 años, solo usábamos aerosoles. Pero actualmente utilizamos de todo : pinceles, rodillos, brochas, lápices de colores, acrílicos. Todo depende de las texturas y los efectos que quieras lograr. Siempre tratamos de probar nuevas herramientas para no estancarnos en una sola técnica. Estuvimos en lugares donde no se podían conseguir aerosoles, y lo único que teníamos eran acrílicos. Hay que adaptarse según el lugar y el tiempo que tengas. Aquí, podemos conseguir de todo, así que usamos todo.

¿ Spaik, escuche que no te gustaba presentarte como « artista » . Podrías decirnos porque ?

Spaik : Si, porque en Mexico la palabra « artista » esta muy mal usada. Por ejemplo, un artista puede ser un presentador de televisión o cualquiera persona que sale en la televisión. Para mi, si ser artista es pararse y hablar frente a una cámara para contar chistes, pues no quiero que me identifiquen a esto. En México, cuando dices que eres artista, la gente te responde « Y porque no sales en la tele ? » . Por eso no me gusta esta palabra. Yo se que en Europa o en Estados-Unidos ser artista tiene un mejor sentido, pero no estoy acostumbrado.

El graffiti mexicano tiene su propia personalidad, eso se nota en su trabajo. ¿ Han sentido un « estilo » europeo viniendo aquí ?

Cix : Si, bastante. Europa es un otro mundo. Creo que aquí tienen muy marcada la vieja escuela de la pintura. Nosotros traemos una influencia prehispánica, de Perú, Brasil y de todo el continente americano. Es mas rústico. Respecto al graffiti, he visto muchas cosas con el estilo de Estados-Unidos. Pero no quiero generalizar porque aquí hay muchísima diversidad y en Mexico no hay tanta.

En Francia, y en Europa de manera general, el graffiti y el street-art está conociendo un gran impulso. Algunos artistas son verdaderas celebridades mientras los demás luchan para que su trabajo sea valorado. El arte urbano también esta generando mucho dinero. ¿ Cual es la situación en Mexico ?

Spaik : El movimiento en Mexico es también muy fuerte. Y esta ocurriendo en toda America : desde Estados-Unidos hasta Brasil y Chile. Económicamente, los artistas no están viviendo muy bien. Queríamos ver si pasaba lo mismo en Europa y estamos viendo que la situación es igual. Creo que a nivel mundial el street-art se ha globalizado, hay artistas muy pobres, que no pueden vivir de su arte, aunque tengan mucho talento. La verdad es que, por muy bien que les vaya, solo podrían acomodarse en una clase media pero nadie se vuelve rico con el graffiti.

Cix : Pues en Europa está Banksy ! Siempre hay uno que lo logra y que gana más. Pero es uno contra cien mil. En México, sí hay personas que están ganando mucho pero no son realmente ricos, solo logran tener una buena calidad de vida, y eso ya es un gran paso. No cualquiera puede vivir de su música, o de su pintura… El que más se esfuerza, el que más se aferra, y el que más lucha, es el que acaba obteniendo recompensas… a largo plazo. Claro si no eres hijo de tal artista famoso o de unos padres ricos. Lo importante es creer en ti y saber lo que quieres. Lo puedes ver como un ocio o como un modo de vida.

Muchas gracias a Mélissa por la entrevista y la traducción 

Merci beaucoup à Mélissa pour l’interview et la traduction

 

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