[ITW] MICROKOSM, l’asso qui monte dans les soirées bordelaises

Ça fait bientôt un an qu'un petit groupe d'étudiants anime la vie nocturne bordelaise à gros coup d'événements ponctuels. Vous les avez peut-être déjà croisés en soirée, transpiré à l'une des leurs, sans savoir qui se cachait derrière ces petites mains de la techno : interview de Rémi Rasquin et Justine Mary de MICROKOSM.

C’est quoi l’histoire de MICROKOSM ?

Rémi : J’étais en fac de lettres modernes, ça ne me plaisait pas donc je suis pas mal sorti. Au bout d’un moment j’en avais marre d’être passif en soirée, je voulais être dans ce milieu là. J’ai dis à mes potes « on lance une asso, un concept. » Ça faisait un an qu’on travaillait sur « qu’est-ce que c’est, MICROKOSM. » À trois dans un 25m2, à envoyer des mails, bosser avec un graphiste, gérer la rédaction, la com’, les relations, et tout le côté administratif… En janvier 2015, par l’intermédiaire du teaser qu’on a tourné au Bootleg, on a pu commencer à proposer des soirées là-bas. Aujourd’hui, on est cinq.

D’ailleurs, ce teaser, il représente quoi ?

R : L’hédonisme, retourner aux vrais valeurs. Pour ça, on a fait appel à des danseurs de l’école Lullaby. On avait marre de ces soirées qui proposaient toujours la même chose. On n’a pas envie de critiquer le boulot des autres assos, mais le « m’as tu vu » qu’on peut retrouver dans certains lieux… Juste revenir aux plaisirs simples : la musique, la culture et l’art.

… qui sont vos pôles principaux…

Justine : Pour l’instant oui. Si on peut allier une dimension développement durable par la suite, une conscience citoyenne à travers nos événements, ça pourrait être sympa.

Comment vous voulez vous distinguer des autres assos ?

J : Le truc qui nous le permettrait serait de prendre un lieu et une plage horaire originale. C’est notre objectif quasi-final, que MICROKOSM ait vraiment son identité physique, implantée et grossissante à Bordeaux.

R : Que la sphère arrête de se déplacer dans des lieux alternatifs et s’implante oui. On a envie de faire des événements le dimanche en journée, de 7h du matin à minuit par exemple… On voudrait toucher un maximum de personne.

J : Que des gens puissent venir avec leurs enfants, qu’il y ait une dimension artistique, musicale… Mais on a pas les moyens matériels pour ça. Pour l’instant on cherche à trouver notre place à Bordeaux et avoir le maximum de soutien derrière nous. Pouvoir trouver des lieux, privés ou pas… La prospection c’est beaucoup de travail, et avec les études c’est compliqué.

R : Le MICROKOSM qu’on connaît aujourd’hui, c’est pas celui qu’on veut mettre en avant plus tard. Aujourd’hui on nous voit comme des mecs qui ne rigolent pas, on met un bpm à 140 et on a envie de faire saigner les oreilles des gens. Mais après on est aussi très ouvert à la dub techno, micro house, et justement en open air ça serait l’occasion de pouvoir mettre ce genre musical en avant. Au Bootleg on est réduit à mettre en avant trois arts : mapping video, son et performance de danse, mais les open air nous permettraient d’étendre ce champ d’action.

Depuis quelques temps vous alimentez un groupe Facebook ouvert à tous… Vous nous en parlez ?

R : Avec l’équipe on a décidé de lancer Microsphère. Il permet dans un premier temps de toucher directement notre public via nos publications, et sur le long terme de créer une interaction grâce à ce groupe, par le biais culturel. On s’en sert aussi pour avertir le public de nos événements, de nos partenariats, partager ce qui nous touche aussi… Mais on veut aussi prendre en considération leurs inspirations, leurs coups de coeur. Une des valeurs principales de l’association, c’est le désir de casser toutes les barrières sociales, entre orga/public ou artiste/public. Nous ne sommes pas simplement dans la « track ID », il y a le Weather Festival Music pour ça. (rires) C’est plus un partage de plaisirs.

J : S’il y a un énorme événement qui se passe, et pas forcément à Bordeaux, on le relaiera. C’est une plateforme d’échange en fait, entre musique, art, critiques…

On approche de vos un an, que vous avez forcément prévu de fêter. C’est quoi le programme ?

R : Ça va se passer au DNA Rue Sainte Colombe (anciennement Le Chabi), un lieu qui nous représente plutôt bien parce qu’on a fait la fête de la musique là-bas, et on y avait passé un bon moment. Ça sera de 19h à minuit et il y aura happy hour pour toutes les personnes qui font partie de la sphère MICROKOSM, donc tout notre public.

J : Deux de nos résidents mixeront, ils sont assez emblématique de l’asso : Pépé et Radion, les fidèles.

R : Cette soirée, c’est histoire de revoir tout le monde, de discuter avec les gens, puis d’annoncer notre prochain événement.

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Justement, vous allez bien enchaîner, rien que deux semaines après. 

J : Ça s’enchaîne dur oui !

R : Jeudi 11 février à l’IBoat en format club, avec Marcelus, un résident du Tresor Club à Berlin et de la Concrete à Paris, qui a fondé son label Singular Records. On ré-invite X1000, qui fait parti du collectif Berlinons Paris, et on fait jouer un de nos nouveaux résidents, LEWI. C’est ça deuxième date, ça nous fait plaisir de l’inviter sur une date à l’IBoat et avec Marcelus.

J : C’est lui qui va ouvrir la soirée, je pense qu’il va démarrer très fort. Et tout se passera sur vinyle. J’ai hâte de voir ce que ça va donner sur le système son de l’IBoat.

Le Facebook de l’asso, son Soundcloud, et le lien de l’événement.

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